Ce film sublime du grand Joël Seria est une de mes bobines préférées.
Combien de fois l'ai-je déjà vu ?
Je ne m'en lasserai jamais.
Rien de ce qui est en ce moment projeté à Cannes ne vaut une minute de ce noir délire jubilatoire.
J'ajoute que je vois dans ce film une espèce de suite à Bouvard et Pécuchet, loin de la Normandie, dans cette Bretagne de Quimper où Flaubert traîna ses guêtres par les champs et par les grèves.
Voilà un film impitoyable.
Qui, de nos jours, ose de telle énormités ? Est capable d'un tel humour ? D'une telle délicatesse ?
Marielle et Carmet sont au top, impeccables comme toujours.
Plus soucieuses de Développement Durable que les hommes, ces dames étaient venues nombreuses / CLICK TO ENLARGE
"La journée d'initiation au Diagnostic Thermique a été victime de son succès : en raison de l'affluence, toutes les consultations n'ont pu être accordées. "
"Il va arriver un moment où on pourra plus, ça c'est sûr !… Et alors là !…"
CALMOS
un film de Bertrand Blier (1976)
avec Jean-Pierre Marielle, Jean Rochefort, Claude Pieplu…
Gaffe : ce film invisible partout, interdit de TV et qui n'a semble-t-il pas connu de réédition DVD est ici repiqué en très mauvaise résolution. Mais mieux vaut cette piètre qualité d'image que rien du tout.
Video ci-dessus :
Jean-Pierre Marielle, interview sur TF1
Une fois n'est pas coutume, voici un peu de TF1 : pour le pur plaisir de ces quelques confidences de Jean-Pierre Marielle. Le tact, la politesse, l'élégance, la malice et toute l'émotion de ce grand bonhomme ressortent encore plus fort par contraste avec le manque de tact, d'élégance, de politesse, de malice et d'émotion du journaliste, qu'on ne blâmera pas puisque ce mufle nous donne ainsi l'occasion d'un beau moment de jubilation. Fin lecteur de Calet, Céline, Flaubert, entre autres, Jean-Pierre Marielle révèle ainsi, sans aucune pose, sans vanité ni grandiloquence, à l'occasion de la sortie de son livre autobiographique Le Grand n'importe quoi, qu'il est un auteur comme il en existe si peu aujourd'hui dans ce pays qui compte désormais 30 millions de graphomanes se prenant si sérieusement pour des écrivains.
Jean-Pierre Marielle, in Le Grand N'importe quoi :
"Tout jeune, je l'ai suivi longuement dans les rues de Saint-Germain, il sortait des Éditions de Minuit, rue du Dragon. Il fumait incessamment sans jamais sembler s'arrêter pour allumer une cigarette, une fumée bleue l'accompagnait, telle une divinité grecque. Ma filature timide a duré une heure ou deux, avant que j'abandonne, épuisé. C'est qu'il marchait vite. Je n'ai pas osé lui parler. Qu'est-ce que j'aurais bien pu lui dire? Que peut-on bien dire à Samuel Beckett ? « Bravo et merci pour tout? Je peux avoir un autographe? Continuez comme ça, vous nous faites rêver ?» J'ai choisi de le saluer en lui foutant la paix."
Flaubert et Louise Colet. "Ça mitraille sec ! Ça éclabousse !"
J'apprends via le réjouissant blog de Frédéric Schiffter, que Jean-Pierre Marielle vient de publier Le Grand n'importe quoi.
Je cours illico l'acquérir.
Et comme on me réclame d'autres vidéos mariello-flaubertiennes, je redonne celle-ci puisée dans les archives de TV Singe.