Astuce : on conseille, pour visionner avec joie et profit la mirifique et foisonnante video ci-dessus, de l'agrandir en plein écran, et aussi de se munir d'une grosse loupe pour se focaliser sur le moindre détail.
"Le monde est vraiment incurable — sa sotte rage de tout concevoir et aménager de travers va finir par faire culbuter la Planète — Cette race est vraiment ratée, sauf quelques beaux culs admirables, des éclairs de Paradis terrestre — chez l'enfant, l'animal. Le reste est vraiment à vomir tout pour tout ! "
« Le terrible moment de n’avoir plus rien à quoi penser » Eliot l’a dit, soucieux de la dent Que le néant consent Seul le néant comme unique dent
Ah ! se laisser effacer par le vent Sirocco
Par le vent, seul concento
Par la Mousson glaciale, par la bise,
Par la Tramontane, qui rend fou
Habillé du seul vent
Par le Simoun violent
Où la reine flotte contre le vent."
***
" Moi, qui perds la vie chaque nuit Et l'horreur d'être moi me décapite Je veux apprendre de ce qui ressuscite De cette débauche sacrée et de féerie Sauver mon sang de la soif du loup De l'ongle et du croc ensanglanté Par ce monde inique et fatigué Où fleurit comme une lune la dent."
***
"La grande comédie du monde
La grande tragédie de l’homme
Qui meurt à chaque heure, silencieux comme le vent
Qui se cherche dans les chats qui miaulent contre la fleur
Dans le sombre jardin de l'asile, trad. par François Michel Durazzo, éd. du Noroît, 1994.
Territoire de la peur, éd. bilingue, trad. par Stéphane Chaumet, éd. L'oreille du loup, 2011.
Bonne nouvelle du désastre & autres poèmes, trad. par Victor Martinez et Cédric Demangeot, éd. Fissile, 2013 [contient les recueils complets Aigle contre l'homme, Poèmes pour un suicidement, Bonne nouvelle du désastre, Danse de la mort, Schizophréniques, et une anthologie de textes des années 80].
Poèmes, traduits et présentés par Victor Martinez, dans Po&sie (2014).
Alcools, traduit par Cédric Demangeot, Editions Fissile, 2014.
Ainsi fut fondée Carnaby Street, traduit par Aurelio Diaz Ronda et Victor Martinez, Toulouse, Editions Le grand os, 2015.
Mon cerveau est une rose (essais), traduit par Victor Martinez, Toulouse, Editions Fissile, 2016 [contient une grande partie des essais Avertissement aux civilisés, Mon cerveau est une rose, Mathématique démente]
Conjurations contre la vie, traduit par Cédric Demangeot, Rafael Garido et Victor Martinez, Editions Fissile, 2016 [contient les recueils de poèmes complets Poèmes de la folie, L'homme éléphant, La schize et non le signifiant, Vers schizophréniques, Ombre, Golem, Ma langue tue, Ecrire comme cracher, Pages d'excrément ou douleur sans douleur, Conjurations contre la vie, Sphère, Réflexion].
"Le grand artiste gravit une pente vierge et, arrivé au sommet, au détour d'une corniche battue par les vents, qui croyez vous qu'il rencontre ? Le lecteur haletant et heureux. Tous deux tombent spontanément dans les bras l'un de l'autre et demeurent unis à jamais si le livre vit à jamais."
" Dans ma famille, les animaux domestiques n'étaient ni des chiens, ni des chats, ni des oiseaux; dans ma famille, les animaux domestiques, c'étaient les pauvres. Chacune de mes tantes avait le sien, personnel et intransmissible, qui venait chez mes grands-parents, une fois par semaine, chercher, avec un sourire reconnaissant, sa ration de vêtements et de nourriture.
Outre qu'ils étaient incontestablement pauvres (si possible pieds nus, pour pouvoir être chaussés par leurs maîtres; si possible en haillons, pour pouvoir porter de vieilles chemises qui échappaient ainsi à leur destin naturel de chiffons; si possibles malades, afin de recevoir un tube d'aspirine), les pauvres devaient avoir d'autres caractéristiques indispensables : aller à la messe, faire baptiser leurs enfants, ne pas boire, et, surtout, demeurer orgueilleusement fidèles à celle de mes tantes à qui ils appartenaient. Je crois revoir un homme couvert de somptueuses guenilles, ressemblant à Tolstoï y compris dans la barbe, répondre, outré et superbe, à une de mes cousines distraites qui nsistait pour lui offrir un pull dont aucun de nous ne voulait :
— Je ne suis pas votre pauvre; je suis le pauvre de Mademoiselle Teresinha.
Le pluriel de "pauvre" n'était pas "pauvres". Le pluriel de "pauvre", c'était "ces gens-là". (…) "
Antonio Lobo Antunes, extrait de Nos pauvres,
traduction de Michèle Giudicelli
chronique parue dans
La Main de singe
N° 11 / 12
1994
Rappel : plusieurs volumes des Chroniques d'Antonio Lobo Antunes
comme la plupart de ses livres . C'est aux éditions Métaillé que l'on doit ses premières traductions françaises, avec Le Cul de Judas et Fado Alexandrino
"(...) Il faut écrire contre les écrivains qu'on aime : "maintenant je vais détruire Balzac, maintenant je vais détruire Dickens". Il faut écrire contre eux tout en les respectant, tout en les aimant. Parce que c'est si difficile d'écrire. C'est si difficile que je ne comprends pas qu'il y ait tant de gens qui écrivent. J'ai commencé à écrire parce que j'étais malade, je n'avais plus de femme, j'étais seul. Et puis ça devient un vice et la vie n'a plus de sens sans ça. Et ton cercle d'amis diminue parce que de plus en plus de gens commencent à ne plus t'intéresser ou s'intéressent à des choses qui ne t'intéressent pas.(…)"
(Entretien in Matricule des anges N°153, mai 2014)
"(…) Écrire, pas vraiment des romans : des visions, les habiter comme un rêve dont la texture est notre propre chair, dont les yeux, tels ceux des aveugles, comprennent le mouvement, les odeurs, les bruits, l'essence souterraine du silence. Tout est absurde et grotesque, sauf la révolution implacable qui conduit au pur noyau de la terre, et tout cela se trouve, à chaque pas, dans ce que nous jetons, dans ce que nous abandonnons, dans ce qui ne nous intéresse plus.(…)"
"(…) Les artistes qui m'intéressent sont ceux qui me font comprendre de façon intelligente et moi-même et le monde, ceux qui, comme le conseillait Jules Verne, me font savoir qu'il me faut prendre des leçons d'abîme. Et me prêtent des ailes comme d'autres louent des bateaux pour aller faire des promenades sur le fleuve.(…)"
Livre de chroniques
"(…)Je suis médecin je suis médecin je suis médecin, j'ai trente ans, deux filles, je suis revenu de la guerre, je me suis acheté une voiture bon marché il y a deux mois, j'écris des poèmes et des romans que je ne publie jamais, j'ai mal à une dent de sagesse du haut et je vais être psychiatre, comprendre les gens, déchiffrer leur désespoir et leur angoisse, les tranquilliser grâce à mon sourire de prêtre laïque manipulant les hosties des comprimés en des eucharisties chimiques, je vais finalement être une personne respectable penchée sur un bloc d'ordonnances.(…)"
Connaissance de l'enfer
"(…) La tristesse après le dîner remplaçait les mots croisés du journal, et j'occupais le temps à remplir les petits carrés blancs avec des élucubrations compliquées qui oscillaient entre une forte idiotie et une profondeur vulgaire, qui sont d'ailleurs les limites dans lesquelles se condense la pensée lusitanienne.(…)"
"(…) Je voudrais vous demander de ne pas sortir d'ici, de m'accompagner, de rester avec moi, couchée, en attendant non pas seulement le matin, mais la nuit prochaine, et l'autre nuit;et la nuit suivante, parce que l'isolement et la solitude s'enroulent autour de mes tripes, de mon estomac, de mes bras, de ma gorge, et m'empêchent de bouger et de parler, et me transforment en un végétal écœuré, incapable d'un cri ou d'un geste, qui attend le sommeil qui n'arrive pas.(…)"
"(…) Si nous étions, Madame, par exemple, vous et moi, des tamanoirs, au lieu de causer l'un avec l'autre dans cet angle du bar, peut-être me ferais-je davantage à votre silence, à vos mains posées sur le verre, à vos yeux de colin vitreux flottant quelque part sur ma calvitie ou sur mon nombril, peut-être pourrions-nous nous entendre dans une complicité de trompes inquiètes reniflant de concert sur le ciment des regrets d'insectes inexistants, peut-être nous unirions-nous, sous le couvert de l'obscurité, en coïts aussi tristes que les nuits de Lisbonne.(…)"
"(…) La nuit surgit trop vite sous les Tropiques, après un crépuscule fugace et inintéressant comme le baiser d'un couple divorcé par consentement mutuel.(…)"
Le Cul de Judas
vidéos ci-dessous :
" UN LIVRE DOIT ÊTRE UNE JOIE…"
Antonio Lobo Antunes à la rencontre de ses lecteurs,
"Assis au comptoir ils devisèrent de choses et d'autres, à bâtons rompus, suivant leur habitude. Ils parlaient, se taisaient, s'écoutaient, ne s'écoutaient plus, chacun à son gré, et suivant son rythme à soi. Il y avait des moments, des minutes entières, où Camier n'avait pas la force de porter son verre à sa bouche. Quant à Mercier, il était sujet à la même défaillance. Alors le plus fort donnait à boire au plus faible, en lui insérant entre les lèvres le bord de son verre. Des masses ténébreuses et comme en peluche se pressaient autour d'eux, de plus en plus serrées à mesure que l'heure avançait. Il ressortait néanmoins de cet entretien, entre autres choses, ce qui suit.
1. Il serait inutile, et même téméraire, d'aller plus loin, pour l'instant.
2. Ils n'avaient qu'à demander à Hélène de les loger pour la nuit.
3. Rien ne les empêcherait de se mettre en route le lendemain, à la première heure, et par n'importe quel temps.
4. Ils n'avaient pas de reproches à s'adresser.
5. Ce qu'ils cherchaient existait-il ?
6. Que cherchaient-ils ?
7. Rien ne pressait.
8. Tous leurs jugements relatifs à cette expédition étaient à revoir, à tête reposée.
9. Une seule chose comptait : partir.
10. Et puis merde."
" Les êtres qui ont vraiment été importants dans notre vie peuvent se compter sur les doigts d'une seule main, et, bien souvent, cette main se révolte contre la perversité que nous mettons à vouloir consacrer toute une main à compter ces êtres, là où, si nous sommes sincères, nous nous en tirerions probablement sans un seul doigt. "
"Peau d'Ours de l'écrivain Henri Calet (1904-1956) rassemble les notes qu'il a prises les cinq dernières années de sa vie, en vue d'un roman qu'il n'eut pas le temps d'écrire et qui devait porter ce titre. Avant sa mise en forme pour sa publication posthume, "Peau d'Ours" se composait d'un amas de papiers de différente nature : un nombre important de petites feuilles de toutes dimensions, sur lesquelles l'écrivain avait noté ses réflexions et ses observations, des lettres, quelques articles, et enfin un relevé de ses agendas depuis la fin de l'année 1949.(…)"
Quelques fragments d'Henri Calet
"Un homme inanimé, étendu sur la chaussée, à côté de sa motocyclette... tel fut le premier spectacle que nous eûmes en pénétrant dans Bordeaux. Autour de la tête du blessé, s'étaient éparpillées les marguerites qu'il avait apportées de la campagne. Il y a des gens qui pensent à tout : ils se déplacent avec leurs fleurs et leurs couronnes. Par bonheur, il n'était pas mort."
extrait dePoussières de la route
* * *
"Je m'aperçois que je me suis peu étendu jusqu'ici sur le paysage. C'est l'occasion de tâcher de m'expliquer, une fois pour toutes, sur mes rapports avec la nature, en général. Si je ne trouve jamais rien, ou à peu près, à en dire ni à lui dire, c'est sûrement pour les mêmes raisons profondes qui vous font demeurer coi dans l'intimité d'un être bien-aimé. On reste là, muet — comme un peu engourdi — mais bourré de sentiments intransmissibles et dans une pareille qualité de silence. C'est lorsqu'on se tait qu'on a le plus à dire."
extrait dePoussières de la route
* * *
" Je pense que j’ai eu tort de te faire venir en ce monde. Tu verras, ce n’est pas très drôle, quoi qu’on en dise. Te voilà, par ma faute, condamné à la peine de vie. Mais rassure-toi, ce n’est pas si long qu’il y paraît : tout a une fin."
extrait de Monsieur Paul
* * *
"J’ai été bien malade, mon cher ami, je le suis encore.
Mais, je commence à me lever un peu.
En somme, je suis resté près de trois mois au lit.
Maintenant, si tout va bien, je vais pouvoir me remettre à vivre tout doucement, avec une grande prudence…
Nous en avons fini avec les plus intéressants chapitres.
C’est autre chose qui commence : une histoire précaire, incertaine, un peu triste.
On n’apprend pas à devenir vieux.
Tout m’est interdit.
Je ne peux plus que marcher à petits pas dans la vie.
Je t’ennuie avec ces misères.
Laissons cela.
Je vais aller me coucher."
* * *
« C’est sur la peau de mon cœur que l’on trouverait des rides.
Je suis déjà un peu parti, absent. Faites comme si je n’étais pas là. Ma voix ne porte plus très loin.
Mourir sans savoir ce qu’est la mort, ni la vie.
Il faut se quitter déjà ?
Ne me secouez pas. Je suis plein de larmes.»
extrait dePeau d'ours
"J'entends les exclamations des passants et leurs remarques miséricordieuses sur le pauvre type qui gigote encore spasmodiquement ; je sais par expérience, de quelle nature est la satisfaction qu'ils ressentent, au fond d'eux mêmes. Ils l'ont, ce coup-ci, échappé belle. La mort des uns redonne un peu de saveur à la vie des autres."
"You — too — take Cobweb attitudes / Upon a plane of Gauze! "
J'aime me lever à trois heures du matin. Quoi faire, à part rien de rien, sinon lire, à cette heure où nul ne peut plus se jouer la moindre comédie ? L'heure idéale pour ouvrir un recueil d'Emily Dickinson. "Je ne connais qu'une vision de la poésie qui soit entièrement satisfaisante : c'est celle d'Emily Dickinson quand elle dit qu'en présence d'un vrai poème elle est saisie d'un tel froid qu'elle a l'impression qu'aucun feu ne pourra la réchauffer " disait Cioran, un de ses plus fervents lecteurs. Je garde toujours un volume de Dickinson à portée de main. Je l'ouvre au hasard au poème To hang our head… En le lisant d'un œil, j'aperçois de l'autre ma sale bobine dans un miroir, le masque du tricheur est tombé et je ne me reconnais pas : qui est ce vieux barbu qui s'est pris la tête dans une toile d'araignée ? Tout cela n'était-il pas déjà dit dans le poème d'Emily ?
To hang our head — ostensibly — And subsequent, to find That such was not the posture Of our immortal mind — Affords the sly presumption That in so dense a fuzz — You — too — take Cobweb attitudes Upon a plane of Gauze!
Par curiosité, j'ai cherché une traduction de ce poème sur la toile. Autant le poème original jetait un froid, autant cette version délirante portait au fou rire. Cette incongruité aurait déridé et échauffé la glaçante Emily herself ! :
Ce penchement de nos têtes — ostentatoire — Qui subséquemment, s'est trouvé N'être pas la posture que devraient avoir Nos pensées d'immortalité —
Permet la présomption cauteleuse que Toi En ce duvet si condensé — Prends — aussi — les attitudes que les Aragnes Sur un plan de Gaze ont tissées!
Non mais ça va pas la tête !!!!!
Je n'ai pas résisté ensuite à faire traduire la chose par le robot crétin de Google Traduction. Ce catastrophique charabia se révéla finalement moins consternant :
"Pour accrocher notre tête - ostensiblement - Et la suite, pour trouver Ce tel ne fut pas la posture De notre esprit immortel - Donne la présomption sly Que, dans un si dense fuzz - Vous - trop - de prendre des attitudes Cobweb Sur un plan de Gauze!"
"L'ennui a des choses encore à nous dire" : cette phrase de Benjamin Fondane, lue par hasard tout gamin, m'avait suffisamment intrigué pour que je ne l'oublie jamais. Quand tout et tout le monde m'emmerdaient au plus haut point, je me la répétais comme un mantra. "We are not amused !" répondait sans ménagement Arno Schmidt à tous ceux qui l'incommodaient, détournant une formule fameuse de la Reine Victoria. C'est à l'aune de mon ennui que j'évalue depuis toujours mon degré de vitalité. Plus tout m'ennuie, plus je me sais vivant. C'est la vie qui parle en moi quand la comédie de l'existence ne me dit plus rien et que je ne peux plus écouter personne.
Des lecteurs anonymes de ce blog m'ont laissé des commentaires sur mon précédent billet, L'invasion des profanateurs de sépulture, à propos de Cioran, où ils comparent ses avanies posthumes à celles de Guy Debord. Un certain "Alex" me précise par exemple que l'"on pourrait dire la même chose de Guy Debord ! Les cadavres attirent, on le sait, les vautours." Je lui avais d'abord répondu dans le riquiqui espace des commentaires. Mais mieux vaut finalement le faire plus visiblement dans un billet.
Cher anonyme "Alex",
Merci de votre attention.
Quant à Guy Debord (que j'ai lu autrefois bien entendu, mais en me forçant énormément, pour voir), je l'ai en aversion depuis toujours : on m'en a bassiné dès les années 60. Gamin déjà, les Situs me semblaient les derniers des cons : un certain nombre ont squatté "chez nous" comme de grandes gueules pique-assiète sans vergogne et puant du bec, des pieds et du trou de balle.
Sans doute Debord est-il lui aussi la proie des nécrophiles, mais il a tout fait pour, fabriquant d'avance sa légende posthume. Ce sinistre Debord m'a toujours semblé le sosie du sinistre Coluche : aussi grotesques et insupportables l'un que l'autre si l'on a un tantinet de jugeote, de sensibilité et d'humour. Je n'ai jamais pu les sentir l'un comme l'autre. Et quiconque les adule m'indispose au plus haut point.
Comment parvenez-vous à lire Cioran ET Debord ?
Cela me semble aussi incompatible qu'aimer Bach ET Beethoven, ou Schopenhauer ET Marx, Buster Keaton ET Louis de Funes, Chet Baker ET Georges Jouvin, Sonny Boy Williamson ET Johnny Halliday etc…
La lecture de Cioran vaccine définitivement son homme contre Debord et ses sbires.
Tout Situationniste fuit Cioran comme la peste.
Sur le charlatan Debord je vous renvoie au seul ouvrage indispensable : le cruel et réjouissant Contre Debordde Frédéric Schiffter (PUF). Sa statue "qui sonne creux" ne s'en relèvera jamais.
Si vous êtes grand lecteur de Cioran vous ne vous formaliserez pas pour la franchise de ma réponse.
Si vous me maudissez, c'est que vous n'êtes qu'un incurable adepte du gourou Debord et que vous avez autant d'humour qu'un adepte du gourou Coluche.
Ce sera le grand test pour savoir de quel côté penche en réalité votre inimaginable tête d'anonyme.