samedi 26 décembre 2015

Pièce comique en une phrase


"Sujet de pièce : la chance fait enfin son apparition."

Emmanuel Bove
Journal
22 avril 1939

5 commentaires:

nos consolations a dit…

Inouï ! J'avais lu quelques extraits du journal sur le site de JL Bitton dédié à Bove. Est-ce là que vous avez piqué cette entrée, cher LWO ? Ne me dites pas que le journal a été enfin édité, je n'en dormirais pas avant de me l'être procuré...

Louis Watt-Owen a dit…

Cher ami,
Vous êtes un lecteur bovien à qui on ne la fait pas : c'est effectivement, non sur le site en ligne, mais dans les (copieux) bonus de la très belle biographie de Jean-Luc Bitton et Raymond Cousse que j'ai piqué cette note : EMMANUEL BOVE, LA VIE COMME UNE OMBRE.

Comme vous, je ferais des bonds au plafond si on nous annonçait publication du Journal de Bove.
Mais, las !, je crains qu'un tel opus ne voit jamais le jour.
Un chouette pays de la littérature et de l'édition, la Phrance, n'est-ce pas !?!?
Salutations à vous (et vive Nat King Cole !)

L. W.-O.

nos consolations a dit…

Ah oui, j'avais lu cette biographie à l'époque de sa publication. Je ne me souvenais plus qu'elle contenait ces bonus... (que j'ai (re)lus bien plus tard sur le site de JLB). Je vais m'y replonger, donc ! J'ai, depuis mon commentaire précipité, cherché une édition du Journal, en vain... Effectivement, nous sommes dans ce pays hyperlittéraire. J'ai bien peur que nous n'ayons plus rien à espérer d'un pays où la moindre petite crotte d'Angot (par exemple) se voit décerner la une des journaux spécialisés et la kyrielle de papiers promotionnels lâchés des semaines durant à la manière d'une diarrhée du voyageur... Quant à Nat, j'y reviens sous peu. Portez-vous bien cher maître.

Louis Watt-Owen a dit…

Comme Bove vient de tomber cette semaine dans le domaine public, on verra fleurir des rééditions, bienvenues, ce la va de soi. Mais peut-on espérer que des publications d'inédits surviennent ? Que nenni, car elles ne relèvent point du domaine public et ne sont pas tout à fait aussi faciles à réaliser qu'un scannage de livre paru par logiciel de reconnaissance de texte. Il faut dénicher les archives, les déchiffrer, les taper, les corriger, établir un volume "pile-poil", et d'abord convaincre un éditeur d'investir dans ce boulot énorme, car un tel labeur ne saurait, cela va de soi !, être fait à l'œil, etc… (Comme disait Céline : "Ce qui est fait gratuitement pue le gratuit.") De quoi, donc, décourager d'avance les meilleures âmes par les affreux temps qui courent.
Bénissons Cousse et Bitton d'avoir donné florilège de pages inédites dans leur épatante et excitante biographie.
Et bénissons Emmanuel Bove, très grand écrivain, qui nous venge des cons et des insensibles, et nous réjouit. Je suis en train de relire Un Soir chez BluteL. On applaudit à chaque phrase. De qui, de nos jours, peut-on en dire autant ?

L. W.-O.

nos consolations a dit…

Le domaine public, déjà ? Putain, ça ne nous rajeunit pas.
Je lis très peu de littérature française contemporaine, mais j'imagine qu'on ne doit pas applaudir souvent, effectivement, tout en espérant, secrètement, me tromper et de découvrir ça un jour...