lundi 21 janvier 2013

Blogueur depuis 1962 !



Mon Cahier du Jour, 18 décembre 1962
par L. Watt-Owen ©
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Mon Cahier du Jour, 4 janvier 1963
par L. Watt-Owen ©
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Je retombe sur mes Cahiers du jour d'il y a pile 50 ans.
Comment ne pas être frappé par la ressemblance entre ces modèles scolaires, d'astreinte quotidienne, et un blog ? Mise en pages, titraille, illustration, couleurs, colonnes, date, etc… Exercices, citations recopiées… Les écritures sont bâclées, expédiées : comme ici où je ne sais jamais d'avance quoi mettre et improvise à la diable, au dernier moment, sans relire. Et c'est dans le fond toujours la même histoire qu'autrefois dans les premiers cahiers : le feuilleton de la rétivité d'un âne. Qui résiste à tous les coups de bâtons et à toutes les carottes. À tous les "René" et tous les agents dynamiques. Toutes les promesses, tous les chantages, toutes les leçons de morale et toutes les menaces, insultes et triques. Je mesure le chemin parcouru : il est nul. Je n'ai jamais quitté la case départ. Voilà où j'en suis, me dis-je. Bien avancé.
L. W.-O.



Mon Cahier du Jour, 4 janvier 1963
par L. Watt-Owen ©
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samedi 19 janvier 2013

Full speed ahead

Full speed ahead par L. Watt-Owen © Août 2012
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Entre un pare-brise et l'écran du MacBook, je ne fais guère de différence.
L. W.-O.

"In a kingdom by the sea…"


Un poème d'Edgar Allan Poe, mis en musique par... par Balise75


Happy Birthday Mr Pœ !


ANNABEL LEE

It was many and many a year ago,

In a kingdom by the sea,
That a maiden there lived whom you may know
By the name of ANNABEL LEE;
And this maiden she lived with no other thought
Than to love and be loved by me.

I was a child and she was a child,
In this kingdom by the sea;
But we loved with a love that was more than love-
I and my Annabel Lee;
With a love that the winged seraphs of heaven
Coveted her and me.

And this was the reason that, long ago,
In this kingdom by the sea,
A wind blew out of a cloud, chilling
My beautiful Annabel Lee;
So that her highborn kinsman came
And bore her away from me,
To shut her up in a sepulchre
In this kingdom by the sea.

The angels, not half so happy in heaven,
Went envying her and me-
Yes!- that was the reason (as all men know,
In this kingdom by the sea)
That the wind came out of the cloud by night,
Chilling and killing my Annabel Lee.

But our love it was stronger by far than the love
Of those who were older than we-
Of many far wiser than we-
And neither the angels in heaven above,
Nor the demons down under the sea,
Can ever dissever my soul from the soul
Of the beautiful Annabel Lee.

For the moon never beams without bringing me dreams
Of the beautiful Annabel Lee;
And the stars never rise but I feel the bright eyes
Of the beautiful Annabel Lee;
And so, all the night-tide, I lie down by the side
Of my darling- my darling- my life and my bride,
In the sepulchre there by the sea,
In her tomb by the sounding sea. 


Edgar Allan Poe

Une librairie qui se distingue



Lancer une librairie ! Par les temps qui courent ! Et dans cette ville, la plus con du monde !
Qui plus est pour n'y proposer que des livres dignes de ce nom, autrement dit réputés invendables ! 
Arno Schmidt, Ludwig Hohl, Roger Rudigoz, Jean Richepin, Robert Walser, Roger Dextre, Peter Esterhazy, Patrik Ourednik, Romain Verger, Patrick Laupin, Charles-Albert Cingria, Joël Roussiez, & Cie…
Et des éditeurs de rotation lente !
Finitude, La Fosse-aux-Ours, Le Grand Os, Cambourakis, La Dernière Goutte, Le Sonneur, Le Vampire Actif, La Rumeur Libre, & Cie
Une librairie où l'on ne vous prend pas pour un dingo quand vous parlez de Claude Riehl, Simon Tanner, Georges Perros & Cie…
Anne-Françoise Kavauvea et Emmanuel Wander, associés tous deux venus d'Alsace, ont ouvert en octobre Point d'Encrage, au 73 de la rue Marietton, 9ème arrondissement croquignolet de la fameuse ville la plus con du monde.

Je leur avais promis cette amicale publicité pour dès que je reviendrais en ligne. Je tiens toujours mes promesses, c'est pourquoi, pas fou, j'en fais si peu.
L. W.-O.

Pour en savoir plus :
Un entretien avec Anne-Françoise Kavauvea
Le blog de la librairie et sa page Facebook

Librairie Point d'Encrage 73 rue Marietton (4 minutes de la station Valmy, ligne D) 69009 Lyon 04.78.47.84.16 Ouvert le lundi de 14h à 19h Du mardi au samedi de 10h à 19h.



vendredi 18 janvier 2013

"You and I, we have lots of fun, don't we, Lolita ?"



On dira ici un de ces jours deux trois petites choses bien curieuses à propos de Lolita.
Combien de fois l'ai-je relu depuis 1969, puisque quand j'arrive à la fin, je le reprends au début ?
J'avais alors l'âge de la môme.
Aujourd'hui je suis nettement plus vieux qu'Humbert Humbert.
Il me tient aussi à cœur de dire bientôt tout le mal que je pense de la nouvelle traduction parue voici quelques années, et devenue l'officielle, aussi grotesque que le remake du film de Kubrick, dont elle fut vendue un peu comme la "novélisation" : elle ne valait d'ailleurs pas plus.

L'archive sonore ci-dessous fait entendre Vladimir Nabokov au micro de Pierre Dumayet. Il s'y montre plus drôle, plus alerte, plus féroce que dans l'Apostrophes tant vanté de Pivot : certes il était bien plus jeune, mais la qualité de l'interlocuteur, impeccable, coriace, sans complaisance ni révérences, sans chichi, n'y est pas pour rien. Saluons avec gratitude et émotion Pierre Dumayet et le traducteur fabuleux, Eric Kahane, qui travailla sans trop se laisser démonter, avec le maitre par-dessus son épaule.
L. W.-O.


"Genius is an African who dreams up snow."





Vladimir Nabokov lisant "To my Youth" en 1954 (à la BBC ?)
Vladimir Nabokov
To My Youth
We used to believe so firmly, you and I, in the unity
of existence; but now I glance back–and it is
astounding–how impersonal in color, how unreal in
pattern you have become, my youth.
When one examines the matter, it is like the haze of
a wave between me and you, between the shallows and the
drowning–or else I see a receding highway, and you
from behind as you pedal right into the sunset on your semi-racer.
You are no more myself, you’re a mere outline, the subject
of any first chapter–but how long we believed
in the oneness of the way from the damp gorge
to the mountain heather.

En 1970, pour l'édition de Poems and Problems
Nabokov donna une nouvelle version de ce poème :

We So Firmly Believed
We so firmly believed in the linkage of life,
but now I’ve looked back–and it is astonishing
to what a degree you, my youth,
seem in tints not mine, in traits not real.
If one probes it, it’s rather like a wave’s haze
between me and you, between shallow and sinking,
or else I see telegraph poles and you from the back
as right into the sunset you ride your half-racer.
You’ve long ceased to be I. You’re an outline–the hero
of any first chapter; yet how long we believed
that there was no break in the way from the damp dell
to the alpine heath.

Deux trucs dont on ne se passera plus

Charles Bukowski

Une fois n'est pas coutume, je suis dans un jour de bonté…

J'ai déniché, par hasard, deux outils cybernétiques simplissimes et extrêmement pratiques.

Qui a le temps de tout lire tout de suite en ligne ?
Le bordel endémique de mes "favoris" fait déjà patiner et planter mon Mac Book flambant neuf.
L'ouverture de leur liste prenait des plombes, etc…
J'avais renoncé à surfer, tant j'hésitais désormais à pianoter le raccourci "CMD-D" pour chaque site où je comptais revenir plus sérieusement. Tout cela commençait à me suriner sérieusement. Et puis l'autre jour j'ai découvert Instapaper… 

J'enrageais de ne pouvoir mettre en boucle les vidéos de YouTube, les musicales surtout.
Sans cesse il fallait relancer le truc. On finit par se lasser même de la plus sublime des Gymnopédies.
Désormais je peux écouter sans fin ce qui me chante. Rien qu'en faisant comme dit la dame dans ce petit film.

Même si on a d'excellentes raisons de me maudire, on me bénira pour ces deux tuyaux.
L.W.-O.


mercredi 16 janvier 2013

Pince-Mi et Pince-Moi

Avant

Réalisant que je vivais comme ça depuis vingt ans, je me suis pincé. Ça ne pouvait plus durer, ça ne menait nulle part,  etc…


… Et voilà que le premier de l'an m'a enfin vu reprendre ma vie en mains, travail d'Hercule ! Je n'en reviens pas ! Je me pince ! 

L. W.-O.

Après

"Quant à moi, j'existe par moi-même et pour moi-même…"

Shi Tao


Shitao - 1ère partie par ArtisReflex


Shitao - 2ème partie par ArtisReflex



LA TRANSFORMATION


" L’Antiquité est l’instrument de la connaissance ; transformer consiste à connaître cet instrument sans toutefois s’en faire le serviteur. Mais je ne vois personne qui soit capable d’utiliser ainsi l’Antiquité en vue de transformer, et je déplore toujours cette attitude conservatrice qui reste enlisée dans les oeuvres antiques sans pouvoir les transformer ; pareille connaissance asservit ; la connaissance qui s’attache étroitement à imiter ne peut qu’être sans envergure ; aussi, l’homme de bien, lui n’emprunte-t-il à l’Antiquité que pour fonder le présent.

Il a été dit que l’homme parfait est sans règle, ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas de règle, mais que sa règle est celle de l’absence de règles, ce qui constitue la règle suprême.

Tout ce qui possède des règles constantes doit nécessairement avoir aussi des modalités variables. S’il y a règle, il faut qu’il y ait changement. Partant de la connaissance des constantes, on peut s’appliquer à modifier les variables ; du moment que l’on sait la règle, il faut s’appliquer à transformer.

La peinture exprime la grande règle des métamorphoses du monde, la beauté essentielle des monts et des fleuves dans leur forme et leur élan, l’activité perpétuelle du Créateur, l’influx du souffle Yin et Yang ; par le truchement du pinceau et de l’encre, elle saisit toutes les créatures de l’Univers, et chante en moi son allégresse.

Mais nos bonshommes d’aujourd’hui n’entendent rien à tout cela ; à propos et hors de propos ils vous déclarent : « la technique des "rides"» et des "points" de tel maître constitue une base indispensable ; si vous n’imitez pas les paysages d’un tel, vous ne pourrez laisser une oeuvre durable ; vous pouvez vous imposer avec le style pur et dépouillé de tel autre ; si vous n’imitez pas les procédés techniques d’un tel, vous ne serez jamais qu’un amuseur».

Mais à ce train là, au lieu de se servir de ces peintres, on devient leur esclave. Vouloir à tout prix ressembler à tel maître revient à manger ses restants de soupe : très peu pour moi !

Ou bien d’autres encore me disent : « Je me suis ouvert l’esprit au contact de tel maître, j’ai acquis ma discipline à partir de tel autre ; maintenant, quelle école vais-je suivre, dans quelle catégorie vais-je me ranger, à qui vais-je emprunter mes critères, qui vais-je imiter, à qui vaut-il mieux que j’emprunte sa technique des "points" et du lavis, ses "grandes lignes", ses "rides" et ses formes, de manière que mon oeuvre puisse se confondre avec celle des Anciens ? ». Mais ainsi, vous en arrivez à ne plus connaître que les Anciens, en oubliant votre propre existence !

Quant à moi, j’existe par moi-même et pour moi-même. Les barbes et les sourcils des Anciens ne peuvent pas pousser sur ma figure, ni leurs entrailles s’installer dans mon ventre ; j’ai mes propres entrailles et ma barbe à moi. Et s’il arrive que mon oeuvre se rencontre avec celle d’un tel autre maître, c’est lui qui me suit et non moi qui l’ai cherché.

La Nature m’a tout donné ; alors, quand j’étudie les Anciens, pourquoi ne pourrais-je pas les transformer ? "
 SHI TAO

Les propos sur la peinture
du moine Citrouille-amère

(Traduction de Pierre Ryckmans)


mardi 15 janvier 2013

Watching the snow through the window





Nirvana


by Charles Bukowski

Not much chance, completely cut loose from purpose,
he was a young man riding a bus through North Carolina on the way to somewhere.
And it began to snow.
And the bus stopped at a little café in the hills and the passengers entered.
And he sat at the counter with the others, and he ordered, the food arrived.
And the meal was particularly good.
And the coffee.
The waitress was unlike the women he had known.
She was unaffected, and there was a natural humor which came from her.
And the fry cook said crazy things.
And the dishwasher in back laughed a good clean pleasant laugh.
And the young man watched the snow through the window.
And he wanted to stay in that café forever.
The curious feeling swam through him that everything was beautiful there.
And it would always stay beautiful there.
And then the bus driver told the passengers that it was time to board.
And the young man thought: "I'll just stay here, I'll just stay here."
And then he rose and he followed the others into the bus.
He found his seat and looked at the café through the window.
And then the bus moved off, down a curve, downward, out of the hills.
And the young man looked straight forward.
And he heard the other passengers speaking of other things,
or they were reading or trying to sleep.
And they hadn't noticed the magic.
And the young man put his head to one side,
closed his eyes, and pretended to sleep.
There was nothing else to do,
just to listen to the sound of the engine,
and the sound of the tires
in the snow.

Charles Bukowski


Charles Bukowski's Nirvana from Patrick Biesemans on Vimeo.

lundi 14 janvier 2013

As Wrecked Men

Villerville par L. Watt-Owen © Juillet 2008
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I many times thought Peace had come
When Peace was far away —
As Wrecked Men — deem they sight the Land —
At Centre of the Sea —

And struggle slacker — but to prove
As hopelessly as I —
How many the fictitious Shores —
Before the Harbor be —




Emily Dickinson

More here and there

Now what ?


dimanche 13 janvier 2013

"Voyant le deuil qui vous mine et consomme…"

Notes de Claude Gaignebet, photo par A. Ortenzio ©

Claude Gaignebet, capture d'écran La Main de singe



Itv Claude Gaignebet from François Rabelais on Vimeo.

Saluons pour son gai savoir, son franc-parler, sa curiosité, sa malice, la figure singulière de Claude Gaignebet, disparu en février dernier. On l'écoute chaque fois comme on le lit, sans jamais se lasser. Revigoré de sa joie contaminante, et enrichi d'histoires inoubliables.

Vidéo ci-dessous (empruntée ici)


LE MASQUE EN EUROPE OCCIDENTALE (2002)


Auteur : Claude Gaignebet Réalisateur : Jean-Christian Nicaise Production : CNRS Images / media Copyright CNRS Images / media 2002



" Tourné pendant la période des 12 jours (période calendaire située entre Noël et Epiphanie, mais aussi période dite de « raccord » entre le calendrier lunaire et le calendrier solaire), cet interview de Claude Gaignebet montre à l'évidence que les masques occidentaux trouvent leurs sources principalement dans la mythologie grecque et Romaine, que l'étymologie du mot masque éclaire le sens profond du rituel masqué et que le masque est l'aspect visible de toute une culture, voire d'une religion pré-chrétienne. En tant que folkloriste et chercheur, Claude Gaignebet enseignait à l'Université de Nice. Il est considéré comme le meilleur spécialiste des Mythes Européens. Il est à noter que ce qui est dit dans cet interview rejoint tout à fait les recherches faites sur d'autre terrain que l'Europe, comme en Afrique par exemple en particulier en ce qui concerne le culte des morts. Mais bien d'autres aspects des rituels masqués sont ici entrevus et ouvrent des portes inattendues sur des univers que la littérature classique Grecque et Romaine (Platon, Vitruve) avaient évoqué, d'une façon plus ou moins codée. Cet entretien (rare et précieux) avec Claude Gaignebet servira de base à toute théorisation sur les rituels et les masques."






Un site lui sera-t-il jamais consacré un beau jour ?


BIBLIOGRAPHIE (piquée ici)
  • Lettre à Julien sur Rabelais, le Tiers-Livre et le jeu de l’oie, Ed. Lume, 2007
  • Les Triomphes du Carnaval (avec Dominique Tonneau-Ryckelynck), Musée de Gravelines , 2004 
  • Tahiti et la Polynésie Française (avec Jean Richard Gasteau),  Arthaud, 1996
  • Promenade en Normandie avec Lancelot du Lac Ill. Leon Gaignebet, photo Annick Roure, Cordet 1992
  • À plus hault sens: l’ésotérisme spirituel et charnel de Rabelais, Maisonneuve et Larose, 1986
  • Art Profane et religion populaire au Moyen-Age  (avec Jean-Dominique Lajoux), PUF. 1985
  • Le folklore obscène des enfants, G.-P. Maisonneuve et Larose, 1980
  • Le carnaval: essais de mythologie populairePayot, 1974
  • La Très excellente et divertissante vie de François Rabelais,  (scenario cosigné) téléfilm de Hervé Baslé, France 2 en juillet 2011.
  • La dégelée Rabelais  (avec Besson,  C. Fabvre,  E. Latreille, S. Phéline, B. Pinchard, J.P. Piniès) Parcours artistique en Languedoc -Roussillon, Mediterrane 2009
QUELQUES ARTICLES de Claude Gaignebet
  • Cachez cette pupille (« Cacher, se cacher au Moyen-Age » par Claude Thomasset et Martine Pagan dir.), PUPS 2011, Culture et civilisation Médievales N° 52
  • Pierres vives (dans « La Pierre dans le monde Médiéval »par Danièle James-Raoul et Claude Thomasset dir.), PUPS 2010, Culture et civilisations médiévales, N° 47

Retour de l'inspiration


"… mais il eut l'inspiration d'utiliser sa belle main…"

Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet

"Le fond de tout est horrible"

samedi 12 janvier 2013

"Isolation is the gift."


“If you’re going to try, go all the way. Otherwise, don’t even start. This could mean losing girlfriends, wives, relatives and maybe even your mind. It could mean not eating for three or four days. It could mean freezing on a park bench. It could mean jail. It could mean derision. It could mean mockery—isolation. Isolation is the gift. All the others are a test of your endurance, of how much you really want to do it. And, you’ll do it, despite rejection and the worst odds. And it will be better than anything else you can imagine. If you’re going to try, go all the way. There is no other feeling like that. You will be alone with the gods, and the nights will flame with fire. You will ride life straight to perfect laughter. It’s the only good fight there is.” 

Charles Bukowski

So what ?


Barry Cawston !!!! (site de l'artiste)

"Quand on revoit quelqu'un après de longues années, il faudrait s'asseoir l'un en face de l'autre et ne rien dire pendant des heures, afin qu'à la faveur du silence la consternation puisse se savourer elle-même."