jeudi 9 juillet 2015

Cigarettes "Maïs", Venus & Arno Schmidt












En 1969, âgé de 12 ans, j'étais au comble du ravissement quand, enfin seul !, je lisais le Faune d'Arno Schmidt tout en écoutant Venus des Shocking Blue sur un méchant Teppaz et en fumant avec volupté une Boyards "Maïs" comme Jean-Luc Godard,  François Truffaut, Antoine Doinel et mon pépé.

Aujourd'hui encore, je suis au comble du ravissement en relisant pour la énième fois le Faune d'Arno Schmidt tout en écoutant Valérie Amyot & The Lost Fingers reprendre Venus et en fumant avec volupté, comme Jean-Luc Godard, François Truffaut, Antoine Doinel et mon pépé, l'avant-dernière des Boyards "Maïs" mises précieusement de côté depuis leur interdiction. Ce sublime fumigène de format "gros module" était vendu dans un beau paquet vert cartonné. Son tabac ultra noir était roulé dans du papier d'un jaune fascinant. Sa fumée indisposait les petites natures et les emmerdeurs, et les éloignait salubrement. 
L. W.-O.


À LA MÉMOIRE DE MAURICE NADEAU…

Ceci pour saluer en passant la mémoire de Maurice Nadeau, mort il y a deux ans. Je n'oublie pas qu'il a soutenu activement La Main de singe dès son premier numéro en 1991, ni qu'il fut le véritable premier éditeur d'Arno Schmidt en France. Il me reçut plusieurs fois dans son bureau de la Quinzaine et surtout chez lui, avec feu Claude Riehl, où il nous régala de moultes nectars et autres anecdotes féroces. Et m'apprit à me servir correctement d'un tire-bouchon. On racontera cela un jour.


Les images ci-dessous 
sont piquées sans vergogne 
à l'excellent Tenancier
qui lui-même les devait 
au radical aficionado de Schmidt, 









1 commentaire:

BiBi a dit…

Truffaut.
Sans D. Sans déconner.